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Introduction (1/3)

Le concept de e-logistique n'aura vécu que 18 mois, de fin décembre 1999 jusqu'au mois de juin 2001. Ce terme s'est révélé au grand jour à l'occasion des fêtes de Noël 1999 où pour la première fois les problèmes de logistiques du commerce électronique étaient exposés sur la place publique. Dès lors, plusieurs entreprises réputées du monde de la logistique se sont engouffrées dans ce créneau en proposant leur version de la prestation e-logistique telles que HAYS, GEODIS, LA POSTE, TPG/TNT, DEUTSCHE POST pour ne citer que les plus connues.
De même, des stars up ou spins off (filiales d'entreprises établies) se sont aussi lancées dans le créneau de la e-logistique : E-LIKO, EQUOD, SHIPVISION (filiale de LA POSTE), TEAM ON LINE (filiale de TRACING>SERVER< et MORY GROUP), OPERIA (filiale de BULL et partenaire de DANZAS), ZENDIS (Filiale de HDS),... .

Que sont devenues les offres e-logistiques de ces sociétés 18 mois plus tard ?

En introduction, il est important de rappeler que le contexte économique a largement évolué depuis décembre 1999. Suite à une phase de croissance accrue qui a atteint un sommet en mars 2000, l'économie en général et la nouvelle économie en particulier ont marqué un sérieux recul depuis le premier trimestre 2000. De nombreuses sociétés qui s'étaient lancées dans l'économie virtuelle ont disparu purement et simplement ou bien ont revu leur business plan à la baisse. Il est vrai qu'une folie contagieuse s'était abattue sur l'univers international du monde des affaires. Certains financiers, Conseils d'Administration, Business Angels, suivant la tendance générale s'empressaient de financer les projets dont la lettre "e" apparaissait en caractère gras sur la première page des dossiers qui leurs étaient présentés. A cette époque, tout ce qui relevait de la nouvelle économie brillait de mille feux à tel point que certains n'hésitaient pas à établir un parallèle avec l'époque des Cités d'Or du Nouveau Monde, période durant laquelle de nombreux aventuriers s'étaient rués à la recherche du fameux El Dorado.
La logique du retour de balancier s'est une nouvelle fois appliquée. L'or de la Nouvelle Economie s'est transformée en plomb au point que toute activité ayant une relation plus ou moins proche avec l'e-commerce est mise au rencart par ces mêmes financiers qui, 18 mois plus tôt, avaient délié les cordons de leur bourse. Quant au B2C, les entreprises dont l'activité repose sur la vente de produits ou de services au client final, elles sont passées d'un statut de stars au statut de pestiférées. De nos jours, aucun dirigeant "crédible" ne parle de B2C, tout juste de B2B avec une réserve marquée pour ce qui est des Market Places. C'est donc bien l'ensemble de l'échafaudage du e-commerce qui s'est effondré entraînant dans sa chute l'e-logistique.

(par Alain Borri - août 2001)