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Bilan (2/3)
En effet, si l'on dresse un premier bilan des sociétés s'étant lancées dans l'e-logistique fin 1999 ou début 2000, l'on constate que personne à ce jour n'a tenu ses objectifs :
- HAYS et GEODIS sont sortis ou tentent de sortir des dossiers tels que HOURA (GEODIS puis HAYS), CHATEAU ON LINE (HAYS).
- PUBLITRANS (groupe LA POSTE) était le prestataire logistique gérant le plus de dossiers logistiques B2C en mai 2000 (10 clients). Depuis, le nombre de ses clients B2C n'a cessé de diminuer (2 clients).
- TPG/TNT n'est pas présent dans la logistique B2C alors que groupe présentait à la SITL 2000, le projet d'une plate-forme e-logistique européenne dédiée à la logistique B2C.
- La DEUTSCHE POST a clairement marqué le pas alors qu'il y a un an, l'on pouvait lire dans la littérature officielle, un positionnement très clair sur le créneau de la e-logistique B2C.
Seul UPS semble restait positionné sur ce créneau même si en début d'année 2001, l'intégrateur américain a présenté à ses clients webmarchands une augmentation tarifaire supérieure à 10%. Cette décision a déçu de nombreux commerçants B2C qui voyaient en UPS le partenaire logistique du B2C, capable d'accompagner ses clients lors de leur montée en puissance.
En ce qui concerne, les stars up de la e-logistique, le résultat n'est guère plus brillant :
- E-LIKO est devenu CHRONO-E-LIKO intégrant donc le groupe LA POSTE sans pour autant ouvrir de nouvelles zones de distribution se limitant toujours à Paris et Lyon pour l'instant.
- EQUOD, première société a avoir exploré le concept d'infomédiaire logistique, a cessé ses activités au premier trimestre 2001.
- SHIPVISION, groupe LA POSTE, change sa stratégie commerciale en abandonnant son offre e-logistique et devient prestataire de solutions informatiques pour le groupe.
- ZENDIS, filiale de HACHETTE DISTRIBUTION SERVICE, a stoppé ses activités de points relais en France un mois après le lancement officiel.
- Quant à OPERIA et TEAM ON LINE, ces deux sociétés ont réussi à positionner leur offre mais sont en dessous de leurs objectifs commerciaux initiaux pour l'activité B2C.
Si nous devions arrêter notre réflexion à ce stade, nous pourrions déduire que la e-logistique n'était qu'un concept de plus qui a "surfé" sur la vague de la nouvelle économie. L'heure de la revanche aurait-elle sonné pour tous ceux qui n'ont jamais cru dans une évolution de la logistique ? Tous ceux qui n'ont jamais trouvé l'équation entre logistique et e-commerce ? Tous ceux qui ont repoussé à demain l'implémentation dans leur organisation d'une nouvelle génération d'outils informatiques et de communication ?

(par Alain Borri - août 2001)