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Et maintenant ... (3/3)
Au delà de cette question linguistique, il est aujourd'hui extrêmement difficile pour ceux qui défendent l'utilisation des nouvelles technologies au sein des entreprises de faire passer leur message (lire à ce propos l'article de François Henry Pinault: "
Taire le chant des pleureuses !") car non seulement ils sont de moins en moins nombreux mais aussi parce qu'il règne parfois un esprit de vengeance chez ceux qui n'ont pas cru au développement d'Internet et des NTIC et qui, actuellement savourent leur revanche. Or, même s'il est désormais acquis que la révolution Internet ne sera pas aussi rapide que certains pouvaient le penser, que beaucoup d'abus ont été commis et qu'il fallait un nettoyage pour y voir plus clair il ne faudrait pas non plus faire table rase du travail effectué ces 3 dernières années aussi bien dans le domaine technique qu'au niveau des mentalités sous peine d'accuser un retard important vis à vis des autres nations.
Il est vrai qu'à la décharge ou à la charge des supply chain managers, il n'y a pas aujourd'hui de "Standard" du marché comme il peut y en avoir dans le domaine des ERPs par exemple. Du coup, la décision est plus difficile à prendre. La solution de facilité est donc clairement d'attendre qu'il ne reste plus que 2 ou 3 fournisseurs de solutions e-logistiques et qu'ils aient à leur actif 1 ou 2 sociétés du même secteur d'activité "pour être sûr de ne pas se tromper". Il s'agit là du constat actuel dans lequel bon nombre de décideurs se reconnaîtront.
Il ne s'agit pas ici de porter un jugement sur leur manière d'agir dans un contexte économique devenu moins favorable mais de leur rappeler que l'utilisation des nouvelles technologies dans le monde de la supply chain marque, de façon certaine, une évolution importante dans ce métier qui n'a cessé d'évoluer depuis ces 15 dernières années. Qu'il y a aujourd'hui, des solutions performantes, pérennes, génératrices d'économies et qui améliorent le taux de satisfaction des clients. Que le secteur de la supply chain aux Etats-Unis s'est déjà largement emparé de ces outils et qu'en France, seuls quelques leaders (sociétés filiales de sociétés américaines ou groupes français ayant une présence mondiale) ont franchi le pas et sont actuellement en train de mesurer les apports des nouvelles technologies dans le pilotage, l'anticipation, le tracing des flux physiques à travers l'ensemble de leur chaîne logistique.
En guise de conclusion provisoire car nous apporterons régulièrement des preuves de la pertinence des solutions e-logistiques, il est devenu urgent de mettre fin à l'attentisme actuel et de renouer le "dialogue" avec les solutions e-logistiques dans une approche industrielle et pragmatique.

(par Alain Borri - novembre 2001)