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Pilotage (2/5)
En effet, on nous a trop longtemps bassinés avec le pilotage de la Supply Chain alors que jusqu'à présent 100% des pilotes ne disposaient pas d'une formule 1 mais plutôt d'une carriole constituée du téléphone, du fax, de l'e-mail et d'excel. En effet, aujourd'hui encore le seul moyen de piloter une Supply Chain est de mesurer tant bien que mal le taux d'insatisfaction client à travers les "remontées" d'informations des commerciaux et du call-center. A titre de comparaison, on pourrait prendre l'exemple d'un conducteur qui jugerait de sa trajectoire de son véhicule en regardant défiler la route dans ses rétroviseurs. La comparaison n'est pas exagérée car de nos jours les services de pilotage logistique des entreprises, au sens d'exploitation et non au sens de conseil, passent la majorité de leur temps à subir les évènements au lieu de les anticiper.
La plupart des outils dont ils disposent ont été conçu à des fins d'optimisation (optimisation des lancements des lots de production, optimisation des emplacements en stock, amélioration des temps de préparation de commande, optimisation du chargement des véhicules, optimisation des tournées des chauffeurs...). Ces outils bien que très performants reposent sur une planification de 6 mois à 1 jour, considérant qu'il n'y a pas lieu de tenir comte des imprévus de dernière minute. Or, nous savons tous que chaque jour apporte son lot d'imprévus.
Or, la gestion des événements de la chaîne logistique inclut le suivi des exceptions, des événements et des états sur l'ensemble d'une chaîne logistique globale. Selon AMR Research, ce marché représenterait plus de 1,1 milliard de dollars d'ici 2005. AMR estime en effet que cette fonctionnalité sera appelée à faire partie de toutes les futures applications de Supply Chain Management.

(par Alain Borri - février 2002)