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Les différents types de tracing (3/4)
Le support de l'information est aujourd'hui essentiellement l'étiquette code à barres. En effet, c'est grâce aux étiquettes CAB collées sur les colis que les logisticiens identifient les flux physiques. La puce est encore chère et reste difficile à maîtriser. Les capteurs qui ont pour mission d'identifier chaque puce qui passe, remontent les informations vers le système de suivi qui a bien du mal à faire la part des choses entre un colis à cheval entre deux travées par exemple : dans quel véhicule le colis est-il parti ? Le bon ou le mauvais ? En ce qui concerne le suivi des colis par GPS, il s'agit aujourd'hui uniquement du suivi des véhicules qui les transportent. Ce type de suivi est principalement utilisé pour les transports par route d'une durée supérieure à trois jours, sans rupture de charge et dans des zones à risques.
Le tracing a posteriori
Le tracing a posteriori est basé sur un renseignement des événements par défaut. Les événements de transport sont donc renseignés automatiquement. Seuls les colis en " anomalie " (exemple : colis restés à quai) sont scannés et génèrent une contre information qui va remplacer l'information créée automatiquement. Ce type de tracing est pragmatique car il n'y a pas de rétention des colis. Cependant les événements de la base ne sont pas générés en temps réel mais dans un délai qui peut s'étendre à plusieurs heures, ce qui répond, néanmoins, aux besoins de la majorité des clients. L'inconvénient de ce type de tracing réside dans le fait que les flux d'informations ne sont pas issus des flux physiques ce qui provoque parfois des incohérences au niveau de la base tracing. Enfin, les heures associées aux événements ne sont pas les heures réelles ce qui est pénalisant notamment en ce qui concerne la livraison. Par exemple, la livraison a très bien pu être effectuée à 11h30 alors que l'heure de la base donne 18h30, heure à laquelle le chauffeur est rentré de tournée.
Le tracing total en temps réel
Le tracing total en temps réel est une précision qui apparaîtra à certain comme évidente mais qui est loin d'être opérationnel dans les faits. En effet, le tracing total en temps réel que l'on nomme parfois tracking suppose que l'identification se fait sur la base des colis physiques en temps réel et ce à chaque étape significative de l'entreposage ou du transport (on entend par significatif : un changement de lieu physique ou un changement de moyen). L'organisation doit être pointue et les quais équipés de systèmes de mécanisation car il est important de renseigner la base " événements " en temps réel mais il est encore plus important de livrer dans les délais. L'enregistrement des données se fait sur support informatique et les informations sont disponibles sur sur Internet pour les plus avancés. L'archivage est dès lors simple à effectuer (bandes magnétiques ou Cd-Rom). Le document de transport peut être scanné et mis à disposition des clients sur Internet ou sur un serveur de fax.
Le tracing ouvert et le tracing fermé
La différence entre le tracing ouvert et le tracing fermé est d'importance car dans le tracing ouvert, la base tracing est offerte aux clients. Le client et son logisticien disposent du même degré d'information. Ce tracing impose au logisticien qui le propose de maîtriser à la perfection son exploitation et son système d'information associé. Toute erreur est inscrite à jamais dans la base accessible aux clients. Le tracing fermé est bien évidemment d'un intérêt limité puisque le client doit passer par son logisticien afin d'obtenir les informations qui l'intéressent. Cette démarche que ce soit par téléphone ou par fax est lourde à gérer dès qu'il y plus de dix expéditions par jour. De plus, même si la confiance existe, le client n'accède pas à l'information en direct, il peut alors supposer que certaines informations qui lui sont données ne reflètent pas toujours la réalité des faits notamment dans le cas d'un tracing a posteriori.

(par Alain Borri - avril 1999)