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XML pour un EDI

Par Claude Chiaramonti
EDItorialiste de la lettre professionnelle gratuite VendrEDI.
courrier.vendredi@worldnet.fr

Résumé :

Avec le Web et XML, l'EDI jusqu'à présent centré sur les grands comptes donneurs d'ordres, va pouvoir pénétrer le tissu des PME et, après avoir été le précurseur du B2B, rester le back office du commerce électronique automatisé.

Car la fonction de l'EDI, rationaliser, codifier et automatiser des transactions répétitives entre applications d'entreprises différentes, ne peut que prendre de l'importance avec le commerce électronique et la société de l'information.

L'EDI classique installé va continuer à se renforcer en continuant à utiliser la norme Edifact, au moins dans sa partie langage métiers. Car si XML devient le liant entre tous les types d'applications, il sera de plus en plus difficile de ne pas passer de la syntaxe Edifact au métalangage XML, parfaitement adapté aux langages métiers de l'EDI.

Cette migration vers XML sera d'autant moins coûteuse pour les quelques 30 000 entreprises françaises déjà "édifiées" qu'elle préservera le véritable acquis d'Edifact : l'analyse empirique et patiente des processus d'affaires (Business Process) et la sémantique (Core Components) des codifications utilisées.

Passer à XML et à ses outils apportera deux grands bénéfices : d'une part mieux intégrer l'EDI parmi les outils de communication de l'entreprise, y compris places de marché et catalogues électroniques, d'autre part ouvrir l'EDI sur de nouveaux partenaires avec les Web Services.

Reste aux utilisateurs d'un XML/EDI à enregistrer leurs profils de mise en œuvre pour concilier la liberté "eXtensible" de XML avec la possibilité de réutiliser les Business process, Core components et schémas XML existants en allant ainsi vers l'interopérabilité. Communautés Edifact installées et nouveaux "e-commerçants" en XML se rejoindront alors, sans doute grâce aux Web Services, mais pas à pas, en rapprochant autant que nécessaire leurs profils, pour aboutir peut-être un jour à un ebXML universel et au Semantic Web.

On ne parlera pas ici des échanges de données techniques, géographiques etc. qui ont leurs normes et leurs problématiques propres, pour s'en tenir aux échanges électroniques de données structurées relatives à l'administration, au commerce et au transport, selon le sigle Edifact, Electronic Data Interchange For Administration, Commerce and Transport. Le B2A (téléprocédures administratives) est donc inclus même si, pour faire court, on ne parle souvent que de B2B.

Lire "XML pour un EDI" (format pdf, 111 ko).

Contribution publiée sur le site e-logisticien le 11/03/2002